750 grammes
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Passion du Whisky

Macallan 20Y Speymalt.

 

J'ai entendu bien des choses sur Macallan, je n'ai goûté que peu de choses chez eux.

La grande époque des fûts de sherry d'une qualité exceptionnelle semble selon les plus avertis, terminée et la gamme actuelle serait bien faible comparativement à celle qui la précéda.

 

J'ai goûté le Amber et je le placerais dans les daily dram qui ne concernent que les débutants.

Egalement le Ruby, très bon mais n'arrive pas à la cheville d'un Glendronach Revival et pour la différence de prix à l'époque il n'y avait pas photo.

 

Bref sans préjuger de celui-ci, je ne sais pas à quoi m'attendre.

Bien entendu il s'agit d'un embouteilleur indépendant, mais au vu de l'image véhiculée par la marque, un peu comme Dalmore, elle suscite l'espoir et parfois... c'est le désespoir.

 

  • Macallan 20Y Gordon & MacPhail 'Speymalt' Refill Sherry Hogsheads 1994/2014. 43%.

 

Nez: Gras, miel et confiture d'abricots. C'est assez subtile et délicat. L'influence du sherry est bien là mais plutôt ténue. 

 

Bouche: Très souple les arômes arrivent très tranquillement. Orangettes au chocolat. Légèrement crémeuse. Compote d'abricot. Bien entendu il y a du bois, ses épices sont très douces. 

 

Finale: Massepain artisanal, chocolat fin. Il y a pour moi un manque de substance, de relief.

 

Bon moi qui suis amateur des fûts de sherry qui donnent tout, bien lourd, bien parfumés...je reste un peu sur ma faim, sans que cela ne soit désagréable non plus comprenons nous.

Mais c'est un whisky duquel j'ai attendu un signe, un appel du pied, puis ben j'ai attendu...

 

Macallan a obtenu sa licence officielle en 1828, un an après l'adoption de l'excise act.

A l'origine Alexander Reid en est le propriétaire, mais celui-ci ira tutoyer les anges une vingtaine d'années plus tard, laissant le soin à d'autres de faire prospérer l'affaire, entre autres à James Stuart dont je parlais dans l'article concernant Glen Spey dont il fut également propriétaire.

Mais c'est Roderick Kemp, l'ancien patron de Talisker ainsi que sa descendance qui vont contrôler la distillerie durant une bonne partie de son existence, de 1892 à 1996.

Depuis cette date c'est le groupe Edrington, via Highland Distillers qui se charge du monstre.

 

Le terme monstre n'est pas choisi par hasard.

Macallan c'est 9 million de litres d'alcool pur produit chaque année.

21 alambiques et 24 washbacks.

 

Macallan, c'est le bois légendaire de ses fûts de sherry, des versions ultra luxe de 50 et 60 ans d'âge, la carafe Lalique vendue aux enchères à 460.000£ et surtout ses millésimes qui font rêver tant ils sont devenus impayables. 

 

Mais Macallan c'est aussi une dramatique descente aux enfers pour les amoureux du passé.

La gamme Fine Oak, la 1824 Collection, qui depuis plus de dix ans a vraiment du mal à séduire les amateurs avertis, tout profit aux grandes surfaces qui les commercialisent abondamment.

Pas que cela soit mauvais, mais comparativement aux anciens 12 ans d'âge, compte tenu de l'évolution des prix, j'en connais quelques uns qui pleurent et voudraient monter à bord de la machine à remonter le temps.

 

 La marque réalise actuellement un projet de déplacement de ses installations dans une nouvelle distillerie, coût du projet 100 million de livres sterling.

J'espère simplement que dans cette somme sont comptés quelques fûts de haute volée, mais surtout le projet de produire un jus qui vaille la peine que l'on en parle.

 

En attendant je vais continuer à chercher du côté des indépendants ce Macallan qui me marquera à jamais.

 

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