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Passion du Whisky

Royal Brackla 9Y - James Eadie Autumn 2023

  • Royal Brackla 9Y 'James Eadie - Small Batch' First Fill Bourbon & Re-Charred Hogsheads n°1596 - 302353 - 302355. 1125 Bottles. 46%.

 

Nez : Très clean, délicat. Probablement un whisky à ne pas juger trop rapidement, du fait de son abord discret. Il me semble plutôt cireux, avec des notes d'amandes. Vraiment très vaporeux, avec de la vanille en filigrane. Avec l'ouverture nous avons quelque chose de plus fruité, fruits du verger, notes citronnées. Ce style qui associe l'aspect minéral et citronné, ça me plaît. 

 

Bouche : Avec ses 46% d'alcool, c'est vraiment du petit lait, c'est incroyablement facile à boire. C'est une suite plutôt logique de la bouche que nous retrouvons ici. Douce et discrète, mais pas sans intérêt. Cet aspect cireux se retrouve bien, avec un développement sur la poire verte, sur les saveurs florales, printanières. Pour démarrer dans le monde du whisky, il s'agit vraiment d'un whisky parfait et pourtant j'en suis persuadé, dans certaines circonstances, il fera le bonheur de l'amateur confirmé. C'est un daily tout simplement.

 

Finale : La tenue est honnête, avec la cire bien ancrée, un peu d'amande, de vanille et surtout la poire verte bien fraîche. La toute fin offre du chêne légèrement toasté. En conclusion pour son prix ce whisky était vraiment un bon plan.

 

Royal Brackla

 

Née Brackla, elle deviendra fournisseur de la cour de William le 4ème, le Roi Marin qui mourut deux ans plus tard laissant ainsi le trône à la Reine Victoria, obtenant ainsi l’autorisation d’y ajouter Royal en 1835.

Suivront deux autres distilleries, Royal Lochnagar et Glenury Royal, la seconde étant fermée depuis 1985.

William Fraser, bien qu’il distillat avant l’arrivée de l’excise act, il s’y plia rapidement, alors que la région était peuplée de distilleries illégales.

Ce qui par l’éclairage indésirable que cela produisit, ne le rendit pas populaire auprès des ses voisins et c’est peu dire.

La distillation commença donc officiellement en 1817 et resta dans la famille Fraser, avec la reprise par Robert Fraser, jusqu’en 1898, alors rachetée et rénovée par John Mitchell et James Leict, négociants en vin de Aberdeen.

Dans la seconde moitié du 19ème siècle la distillerie va s’attacher les services d’Andrew Usher, reconnu pour être le metteur en forme des premiers whiskies d’assemblages incluant du whisky de grain libérés sur le marché.

Royal Brackla participa alors plus que probablement aux premières expériences dans le domaine, d’autant que Andrew Usher en devint le directeur commercial en 1887.

Elle va continuer durant le 20ème siècle à changer de mains, par le portefeuille de John Bisset &  Co, associé au producteur de Gin ‘Booth’s’,  avant de revenir à la Distillers Company Limited en 1943.

Au cours des années ’60 et ’70 la production va être augmentée pour répondre à la demande.

Deux alambics seront pour l’occasion ajoutés aux deux premiers, afin d’atteindre une capacité de 4 millions de litres par an.

Royal Brackla traversera les années ’80, même si de 1985 à 1991 elle restera silencieuse.

En 1993 elle reviendra sur la marché avec une version officielle de 10 ans d’âge, dans la gamme Flora & Fauna de la nouvelle association de groupes industriels, Diageo.

Ce groupe étant de ce fait devenu largement majoritaire, il fut contraint comme la loi l’exige de déposer sur le tapis une partie de ses actifs, à ce titre Royal Brackla fera partie des distilleries vendues à l’époque par Diageo.

La concurrence en 1998 en fera l’acquisition et c’est un autre géant, Bacardi, qui lui-même avalera Martini & Rossi, qui va s’en emparer, en même temps que d’autres distilleries écossaises gérées par le sous groupe John Dewar & Sons.

Royal Brackla aura donc durant sa vie alimenté quelques whiskies d’assemblages, comme le Johnnie Walker Gold, Bisset et bien entendu ceux de Dewar.

En 2014 paraitra une version officielle anniversaire, un 35 ans pour les 200 ans, bien que celui-ci fut un peu anticipé.

La distillerie sera donc particulièrement représentée au travers des embouteilleurs indépendants, comme Cadenhead, Duncan Taylor ou Gordon & MacPhail, mais la politique interne changera en 2015, avec la libération des versions officielles de 12, 16 et 21 ans.

Il faut dire que lors du passage de Diageo à Bacardi, la transaction ne comprenait aucun fût pouvant être directement embouteillé, la maturité du stock n’étant pas atteinte.

Notons que Royal Brackla a été construite sur les terres du Cawdor Castel, décor du roman de Shakespeare, Macbeth.

©Mottrie Sébastien

 

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