750 grammes
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Passion du Whisky

Bruichladdich - The Ternary Project

The Ternary Project représente la première édition d'une série, disponible par tirage au sort directement sur le site officiel. Il faudra pour cela être inscrit sur la liste de diffusion.

Un mail a été à ce sujet envoyé à tous les abonnés à la newsletter de la distillerie.

 

Celle-ci sera produite à 4.000 exemplaires, issue d'un assemblage des trois types de whiskies de la distillerie, provenant de trois millésimes et une multitude de fûts différents, une pratique ancienne chez Bruichladdich, qui refait surface aujourd'hui.

Dans sa ligne de conduite en matière d'émissions de carbone, la bouteille sera fournie sans tube métallique.

Mais soyons précis, voici tout ce que vous devez savoir sur le contenu de cette bouteille.

30% provient de l’appellation Bruichladdich. C'est donc un whisky non tourbé, qui nous dit-on a été distillé avant la dernière fermeture en date de la distillerie, c'est-à-dire vers 1995 si je ne m'abuse.

Son fût d'origine était un second fill de bourbon, mais il a ensuite voyagé un peu, avec un passage en ex fût de vin rouge français, puis une finition en sherry butt de Pedro Ximenez de la bodega Fernando De Castilla.

 

40% sont badgés Port Charlotte, vous le savez désormais si vous suivez le blog, il s'agit d'une version relativement fumée, produite à partir d'orge fortement tourbée et non tourbée. Ce qui permet d'obtenir à terme une concentration maîtrisée de ce fabuleux style, typique de l'île. 

Si l'année de distillation n'est pas précisée, il s'agit d'une des premières versions produites après la reprise par Mark Reynier. Dans la lignée des célèbres éditions PC.

La maturation a démarré dans des first fill de bourbon et de sherry Oloroso, avant de connaître une finition dans des fûts neufs.

 

Enfin les 30% restants, portent la marque du whisky le plus tourbé au monde, à savoir Octomore.

Ce lot distillé en 2008 a été partagé dans différents types de fûts de vins, Sauternes, Mourvèdres, Vins doux autrichiens, Amarone, mais également en fûts de bourbon.

 

Le tout est embouteillé à 52,1% vol/alc, sans filtration à froid, ni colorant artificiel.

 

Budget pour la faire revenir chez nous, environ 300£.

C'est un prix en effet, mais c'est également un concentré de l'histoire de la distillerie.

Songez à sa fermeture et ses quelques hommes qui n'abandonneront pas leur seconde maison, comme le regretté Duncan McGillivray.

Le nouveau départ avec Jim McEwan à la barre et enfin la nouvelle génération, menée par Adam Hannett....

 

Songez à la résurrection de deux fantômes du passé, à savoir Port Charlotte et Octomore... Libre à chacun de se faire une idée là-dessus, mais moi ça me fait tout de même vibrer.

  • Bruichladdich 'The Ternary Project' Bruichladdich / Port Charlotte / Octomore. Bottled 2021. 4000 Bottles. 52.1%.

 

Nez : La première chose, c'est la terre, la fumée, intense et à la fois mesuré. Ensuite c'est le gingembre, puis c'est l'emballement... figues, chocolat, café. Parfaite combinaison des genres, où tous les fûts se répondent, partagent leurs qualités. L'ensemble est parfaitement homogène, nous n'avons pas le sentiment d'une fracture, malgré la complexité de l'assemblage. Il y a encore un ensemble de fruits rouges, je dirais sous forme de confiseries, mais encore un fond caramélisé qui se découvre avec l'ouverture.

 

Bouche : L'attaque est intense, nous retrouvons cette fumée terreuse tout simplement géniale. Elle embrasse ces saveurs fruitées que sont figues, dattes, raisins secs. La technique du nez réapparaît, avec de superbes notes de chocolat, café et bois toasté. Très franchement c'est un très beau whisky, qui je l'espère donnera lieu à une version plus grand public, car oui celui-ci fera le bonheur de très rares amateurs, qui je l'espère, même s'il ne faut pas se voiler la face, ne profiteront pas de l'occasion pour lui trouver une place sur l'un ou l'autre marketplace. J'aime cette façon qu'elle a de présenter en fin de bouche, des éléments masqués sur le début, comme cet aspect miellé, légèrement crémeux. Je veux dire par là qu'aucun composant n'est présent pour faire le nombre, tout a un réel intérêt, bravo au maître assembleur.

 

Finale : Finale sage et parfaitement terreuse. Il reste une gelée de fruits rouges, de raisins secs. Du chocolat et du bois toasté. C'est ici que je perçois le mieux la salinité typique de la distillerie, ça vient couvrir les lèvres. La seule chose sur laquelle je suis partagé, c'est le plaisir de l'avoir goûté et la presque certitude que je ne pourrai jamais en avoir une bouteille. 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article