750 grammes
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Passion du Whisky

Bielle 8Y by Rasta Morris

 

  • Bielle 8Y 'Rasta Morris' 2011 / 2018. Ex-Bourbon Cask n°RM009. 262 Bottles. 53,9%.

 

Nez : Très belle entrée en matière, sur ces notes de cannes, de rhum vieux. Ensuite nous aurons de l'écorce de pin. Des effluves caramélisées, plutôt proche de ce qui se fait sur de la mélasse de tradition anglaise. C'est un entre deux, ne sera jamais ni vraiment l'un ou l'autre.  Il y a une association cannelle - gingembre. C'est très riche et complexe. Il lui faudra un peu de temps pour laisser apparaître ce côté vieux meuble ciré, grains torréfiés. Enfin, banane, mangue et globalement fruits exotiques.

 

Bouche : D'une grande densité aromatique. L'alcool est parfaitement équilibré, il n'est pas dans le punch, mais bien dans la robustesse et ce tout au long de la dégustation proprement dite. C'est surprenant, mais nous restons sur ce mariage de canne pure et vieillie et sur cette impression de caramel issu directement de la mélasse. Probablement l'un des meilleurs rhums du genre que j'ai eu l'occasion de tester jusque là, je veux dire par rapport à mes goûts personnels. Le voilà peut-être le rhum qui va rassembler les amateurs de ce breuvage et ceux du whisky. On retrouve la cannelle, les fruits très mûrs et exotiques, tout en préservant de la fraîcheur, je veux dire l'ensemble n'est jamais écrasant.

 

Finale : Des épices, encore une fois bien dosées, je n'aime pas quand elles prennent trop de place. De la fraîcheur qui nous ramène sur ces écorces de pin. Ce n'est pas pour passer du cirage à l'ami Bert, mais j'ai adoré l'expérience. C'est long, sur du sucre de canne, des fruits exotiques toujours, la mangue est peut-être désormais passée à l'avant plan. J'ai le sentiment de terminer sur une petite note de cuberdon. 

 

Première expérience Bielle grâce à Rasta Morris, qui décidément est à l'origine de pas mal de premières intéressantes pour moi en matière de rhum, puisque ce fut déjà le cas avec Caroni, mais aussi en whisky avec notamment Chichibu.

Je crois que je vais encore passer à la caisse...

 

Distillé à Marie-Galante en 2011, ce fût a été sélectionné par l'embouteilleur belge qu'il n'est désormais plus nécessaire de présenter, Asta Morris, via son label Rum -Rasta Morris-.

 

Après 7 ans de maturation tropicale, celui-ci a été ramené sur le vieux continent, précisément en novembre 2018.

Il passera environ 3 petits mois dans les chais secrets de Bert Bruyneel, avant d'être embouteillé.

Comme le veut la tradition, sans coloration, ni réduction du volume d'alcool, du fût à la bouteille, que rêver de mieux ?

 

Ce rhum est déjà la seconde édition Bielle, puisqu'une désormais mythique version 16Y a fait son entrée dans la vie des collectionneurs, comme un météore dans la lorgnette de l'astronome amateur, brillante et intouchable.

Je ne l'ai d'ailleurs moi même pas testé, ce dont je ne désespère pas, mais il faut dire que seulement 36 bouteilles furent disponibles à l'achat.

 

Par contre pour les amoureux d'expériences extrêmes, sachez que l'édition Guyana -Uitvlugt- (Port Mourant) 1991, âgée de 26 ans est toujours trouvable.

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