750 grammes
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Passion du Whisky

Miroir mon beau miroir!

 

Ahhh je sens que vous avez envie que je parle de moi, que je suis au centre de toutes vos attentions. Bon j'arrête, je ne sais plus fermer mon col de chemise.

Comment en vient-on à apprécier le whisky? Et oui!

Avant la trentaine je n'aimais pas ça, plus encore je détestais, je ne comprenais même pas que l'on puisse s'atomiser les papilles avec ce genre de tord boyaux.

Une chose était déjà bien présente, c'est le respect et la compréhension du travail que cela devait représenter, le temps de maturation était pour moi une marque de grande sagesse.

J'avais bien une bouteille dans le bar, réservée à un ami ou l'autre qui appréciait la chose, ramenée d'un séjour à Londres.

Mais il est vrai que je lui préférait alors le rhum, une bonne bière ou un petit ballon de rouge.

Un soir, je fus invité chez un voisin à participer à une dégustation, un tour du monde du whisky. Le gars, à qui je n'en tiens pas rigueur, proposait à chacun de venir avec une bouteille afin de faire goûter la chose aux autres et par la même occasion ré-achalander son propre bar, mais ça je l'ai compris un peu tard. De son propre aveux, un connaisseur pour qui trône au sommet des whiskies de qualité, un Chivas de 18 ans.

Mais bon, restant sur cette idée que je n'entravais que pouic et que j'allais me retrouver face à mes maîtres, j'eu la bonne idée d'anticiper en m'instruisant un peu.

Me voilà face à internet, avec mon bagage, persuadé que Glenfiddich devait être suédois et ne sachant pas trop de quoi pouvait bien être tiré ce jus.

Je fus très rapidement étonné par la quantité de distilleries en Ecosse mais aussi ailleurs dans le monde, vraiment des noms à dormir dehors, du Kilcho'quoi, du Bruich'lawhat?

Via YouTube le grand, j'ai découvert Ralfy, qui est rapidement devenu comme un frère savant pour moi. J'ai vu presque toutes ses vidéos. J'ai découvert un forum bien sympa "Quel Whisky?", où certains CortoMalte, SINGLEMALT qui est devenu un ami dans la vraie vie, Fred, dispensent des conseils judicieux.

Là je ne le savait pas encore mais le virus était en moi, il ne lui manquait pas grand chose pour se développer.

Ce quelque chose fut une visite chez mon caviste. Wow, pas le signal, non le wow mais comment vais-je faire un choix? Devant moi s’étalant presque toutes les distilleries que je venais de découvrir sur le net. Après m'être fait dispenser quelques conseils par le patron, suivant ma demande, à savoir "Je cherche un whisky"! Mwouais c'est vague...

A ce moment j'ai aussi découvert la différence de prix entre un William Lawson et un Springbank 15 ans.

Bref me voilà à la sortie, après une heure de réflexion, avec non pas un mais deux whiskies, un Port Charlotte Peat Project et un Penderyn 41.

De retour à la maison il restait à déboucher tout ça. Ce que je fis.

Et là à ma grande surprise, c'était vachement bon, cette tourbe de Islay était gravée à jamais dans mon cerveau. A tel point que mon chien s'appel Islay.

La soirée approchant je me mis à cogiter. Prix des bouteilles +- 50 euros chacune. Ne connaissant pas les participants, je me suis dit que si c'était des assoiffés, ils allaient mettre la bouteille sur la panse.

J'ai donc fais les frais d'une bouteille de grande surface bien connue des amateurs de whiskey du Tennessee et j'ai vachement bien fait hèhè!

Car non seulement le tour du monde est rapidement devenu un tour du monde d'Ecosse et une balade dans les rayons des grands magasins, mais en plus ma bouteille et je l'ai vite compris allait rester sur place au terme de la soirée.

Mais comme tout n'est pas à jeter par la fenêtre dans cette catégorie premium de superette, j'ai pu néanmoins tester quatre ou cinq single malt plutôt goûtus.

Le temps a fait le reste, ma soif de connaitre comment qu'on fait et pourquoi que c'est qu'on fait comme ça, m'a conduit à devenir un amateur éclairé et passionné.

J'ai participé à quelques dégustations, à un atelier de blendologie...

Autant je n'aimais pas ça, autant aujourd'hui je ne pourrais imaginer ma vie sans ce petit supplément d'âme que me donne l'impression d'acquérir à chaque dégustation ce divin nectar.

Mes objectifs sont de découvrir et apprendre toujours plus sur le sujet, de déguster un maximum, de prendre du plaisir à cela, ce qui est réaliste.

Pour la part de rêve, ce serait de pouvoir en faire un métier. Pour le blog de pouvoir aller en Ecosse et acheter un fût, mais là je dois passer par la case, gagner à la loterie.

Chaque mois j'organise dans mon entourage une découverte et un partage de bouteilles, nous achetons à plusieurs et partageons. J'achète, j'échange...

Cette passion et l'envie de la communiquer me motive, j'imagine qu'elle saoule aussi au sens figuré bien entendu, d'où le blog. L'envie de communiquer et la liberté à chacun de venir aux informations. Mais que je suis gentil!

C'est sur ces mots pleins de sagesse et d'humilité que je ferme ce chapitre.

Merci de me lire, pitié ne m'abandonnez pas, abonnez-vous!

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