750 grammes
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Passion du Whisky

Glenburgie - Caroni Finish by Asta Morris

 

  • Glenburgie 10Y 'Asta Morris' 2008 / 2019. Caroni Finish - Cask n° AM106. 259 Bottles. 52%.

 

Nez : L'association whisky et fût de rhum est rapidement évidente. Je ne suis pas particulièrement à la recherche de ce genre de profil à la base, mais je dois dire que depuis que je déguste des rhums de ce calibre, la donne à un peu changé. Je n'apprécie pas en réalité les finitions sur des rhums trop sucrés, bloubiboulga, non. Dans le cas présent, même s'il n'est à l'aveugle, pas évident de dire ok c'est du Caroni, d'emblée nous pouvons réaliser qu'il s'agit d'un rum de tradition anglaise. Il y a ce mariage de notes pâtissières, avec de la pomme et ce caramel profond. L'ensemble est doux, très frais et subtile. Avec l'ouverture, nous avons des notions de mangue, quelque chose qui tient de la frangipane, de la banane.

 

Bouche : Si l'attaque est gorgée d'épices, celles-ci agiront par vagues, laissant transparaître une plus grande douceur. J'ai l'impression que le Glenburgie va arriver avec ses notes fruitées, de pomme, mais aussi l'influence du fût de bourbon, miellé, pâtissier toujours. L'impact de la finition va se frayer un chemin un peu plus tardivement et là clairement nous ressentons cette transition sur des notes plus exotiques de mangue, de banane, de caramel intense. Tout comme au nez, je dirais que tout cela se déroule dans le calme, c'est très progressif, toujours avec pas mal de finesse.  

 

Finale : Épicée, chaude. Fruits secs, comme de la noix du Brésil. Ensuite clairement mangue et banane. Plus sèche, boisée.

J'ai eu une conversation avec l'auteur de cette nouvelle création signée Asta Morris, afin de comprendre sa démarche.

 

Tout d'abord il faut se souvenir de ce Caroni, puissant, au profil ciselé, parfait à mes papilles, pour une première rencontre avec cette distillerie désormais disparue.

Ensuite le choix s'est porté dans le cas présent, comme dans celui du Foursquare Finish, sur des fûts jumeaux de Glenburgie, des refill casks de bourbon.

La raison étant, comment dire, leur disponibilité à recevoir ce traitement, par un profil similaire, relativement clean, typique de la distillerie, fruité et encore malléable par cette relative jeunesse commune.

 

De cette façon, Bert Bruyneel a voulu donner cette possibilité de comprendre l'influence de la finition, comme une variation d'éclairage sur la même toile, ce qui est encore accentué par une réduction identique du volume d'alcool à 52%.

 

Distillé le 27 mars 2008, il restera dans son fût d'origine jusqu'au 22 mars 2018. 

Il sera ensuite transféré dans le fût ex-Caroni et y restera jusqu'à sa mise en bouteilles, en janvier 2019.

 

De mon point de vue, un whisky vif et épicé, qui va marier deux influences aux antipodes.

La finition aurait probablement encore pu être plus longue, au profit de son influence sur le whisky, mais probablement aurait-il alors perdu de sa subtilité.

En conclusion et si je veux rester sur ma ligne de conduite sur les finitions, le fait qu'il s'agisse d'une 'évocation' de Caroni, a mes faveurs, contre un whisky totalement écrasé par un rum qui est un vrai rouleau compresseur.

 

Autre constat, si je fais un parallèle un peu éloigné, j'ai eu l'occasion de tester ce Clairin Ansyen finition Caroni et au final le résultat est identique.

Nous retrouvons là aussi une présence discrète de Trinidad.

Alors est-ce typique du produit, ou simplement une maîtrise commune de la finition par les deux embouteilleurs ?

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