750 grammes
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Passion du Whisky

Port Charlotte 'Islay Barley 2011'

 

  • Port Charlotte Islay Barley 2011 / 2018 First Fill Bourbon - Syrah - Merlot Casks. 50%.

 

Nez : Dès l'instant où votre nez entre en contact avec ces effluves, vous savez que vous n'êtes plus en terre inconnue. Outre cette fumée, il me semble que cette édition est plus riche que la précédente encore. Il y a du chocolat blanc, des notes d'huile de citron. Oui il y a un côté fruité qui va au delà des agrumes comme l'orange, il y a des fruits sucrés qui gagnent ma sympathie, de la pêche. En arrière plan, la tourbe semble prendre des notes médicinales, camphrées parfois disponibles sur les anciennes versions PC. Finalement d'une grande douceur ce nez a plus d'un tour à nous jouer.

 

Bouche : Huileuse à souhait, elle développe une grosse énergie boisée, fumée. Cela va s'assécher, balancer des épices comme du poivre blanc, du sel, oui un profil de plus en plus maritime et saumâtre. Charbon de bois, presque sur la suie, ce qui lui donne du poids. Wow, ça au coin du feu cet hiver, ça va faire son petit effet. 

 

Finale : Les débuts sont particulièrement amers. Ensuite c'est cette croûte de sel qui prendra le relais, avec toujours de ce charbon de bois. Le sel va s'estomper offrant une finale longue et terreuse, limite sous bois. Toute cette fumée va virer sur des arômes de tabac. Vraiment une belle richesse.

 

Il y a peu de temps je publiais un article au sujet du remaniement de la gamme Port Charlotte, whisky tourbé produit par Bruichladdich sur l'île d'Islay.

 

Je vous invite à y jeter un oeil si cela n'est pas déjà fait, via le lien ci-dessous.

 

Comme son nom l'indique cette version est produite à partir d'orge de printemps cultivé sur l'île.

Deux variétés, Oxbridge et Varietal Publicain, trois Happy Farmer comme Mark Reynier avait pour habitude de les bâptiser, Raymond Fletcher de Dunlossit, Raymond Stewart de Sunderland et Neil McLellan de Kilchiaran.

 

Voilà comme quoi les choses peuvent se faire simplement et de manière socialement et écologiquement sensée, puisque désormais un tiers des besoins en orge sont comblés par la culture locale.

 

Et le résultat est là, vous goûtez à ce terroir, un whisky sans concession, à l'ancienne, une vraie réussite en ce sens.

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