750 grammes
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Passion du Whisky

Octomore Masterclass 08.3

  • Octomore Masterclass 08.3 European Oak & Bourbon Casks. 2011 / 2017. 18.000 Bottles. 61,2%. 309,1 ppm.

 

Nez : Nous avons là un nez très doux, gourmand, qui développe des arômes de chocolat, de caramel, voir de nougat. Comparativement au volume de ppm annoncé, finalement je ne le trouve pas plus fumé qu'un autre Octomore. Je crois que nous avons dépassé un seuil, au delà duquel l'intensité n'est plus perceptible. Cela dit elle est bien présente et totalement dévolue à un caractère profondément médicinal. Il y a également de ce style vineux, frais, que j'avais pu découvrir sur la version 07.3, en compagnie de Joanne Brown en juin 2016. Un article que je joins ci-dessous. L'alcool est par contre totalement intégré, sublime de ce point de vue. Il y a ensuite un mélange de notes de cuir, de tabac qui fonctionne très bien.

 

Bouche : D'une admirable douceur dans un premier temps, la bouche va lentement prendre du volume, du caractère. Elle restera néanmoins très grasse, presque laiteuse, avec du bois et ses épices, mais aussi toujours ces influences vineuses. La tourbe qui est une terre humide aux relents de médicaments, va évoluer vers du chocolat, des fruits rouges, mais aussi quelque chose qui tient plus de la pêche. Il y aura sur les lèvres un sel résiduel plutôt sympa.

 

Finale : Sèche, allant chercher une amertume profonde et boisée. Ici de mon point de vue trop proche de ce qui me gêne dans les fûts de Bourgogne. Mais cela va se dissiper, tout en conservant un côté genévrier, amer sur le café fort, à peine contre balancé par de la pâte d'orange.

 

08.3, le monstre de tourbe. 309,1 ppm non vous ne rêvez pas ! L'Octomore le plus tourbé à ce jour disent-ils. Ont ils vraiment l'intention de faire plus un jour ?!

 

Mon interrogation de départ était la suivante, à ce niveau d'intensité, cela est-il encore perceptible pour les papilles ?

 

Cette édition fut produite à partir de l'orge des terres de James Brown récolté en 2010.

Une année particulièrement rude puisque la récolte dû être partagée un peu malgré l'agriculteur avec les oies et les cerfs.

 

Qu'à cela ne tienne chaque goutte tirée de ces grains comptera en 2011 se dira t-on sur Islay.

 

Une version qui connaîtra une maturation intéressante, pour 56% en fûts de bourbon de premier remplissage pour commencer.

Ensuite viendront s'ajouter des fûts de Paulliac, du Ventoux, de la région du Rhône et de Bourgogne, afin de compléter le tableau.

 

Nous pouvons ici clairement parler de la cuisine du diable, ce whisky à été fondu dans ses forges dans le but de fasciner nos pauvres âmes en perdition.   

 

Merci à Yohann pour la photo.

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